RESORDU PINAL FULƁE To Fuuta, Wuro Aañam Godo yiyaama, habraama to eɓɓo ngo yahrata. (Ngam siftinde, wuro ngo hokkiino leydi 4 ha, laamu heɓtinii, ñaawii Fulɓe leydi ndi ngam eɓɓo ngo). Yeewter to rajo Ciloñ waɗaama ngam humpidde yimɓe eɓɓo ngo. Eeraade fulɓe e sehilaaɓe mum en nde ngarata towde eɓɓo ngo haa laatoo waɗaama. Debbo gooto, biyeteeɗo Evelyne Wander, (directrice d’un écomusée dans le Perche en France) yilliima Aañam he maayirɗe lewru Siilo 2009, ngam eɓɓo Resordu Pine e Tawaaɗe Fulɓe ngo. O yiyondiri e yimɓe wuro Godo e hohooɓe diiwaan o, (Président du Conseil rural).O waɗii jeewte to Liise (Lycée) Ciloñ e to Koleeje (collège) Aañam ngam anndinde ko woni (concept : musée e écomusée). O waɗii ginol golle wiɗto ngam wonɓe ɗo nokku ɗo ɓe ina njeyee e golle eɓɓo ngo. Dewintooɗo ɗii wiɗtooji toon to gure to ko Sammba Soñaan, Jiiloowo golle fedde ALDA. Yoo Geno wallu, yettina anniya haa Resordu Pine Fulɓe winndere nde (Écomusée des arts et traditions des peuls international) waawa laataade. Sammba Tuure Kalfinaaɗo eɓɓo Galle Pulaar Sommaire Introduction Approche théorique Adapter les outils Dossier technique 1. LOCALISATION 2. POPULATION D’AGNAM GODO 3. HISTOIRE DU VILLAGE D’AGNAM GODO 4. POURQUOI UN MUSÉE VIVANT DES ARTS ET TRADITIONS PEULS ET POURQUOI À AGNAM GODO ? 5. MOYENS HUMAINS, MATÉRIELS ET TECHNIQUES À RECHERCHER 5.1 Moyens humains : 5.2 Moyens matériels : 5.3 Moyens techniques : 6. PÉRENNISATION DE LA REALISATION 7. DURÉE DE RÉALISATION DU PROJET 8. COÛT PRÉVISIONNEL DU PROJET Bibliographie Introduction Forte de plusieurs expériences de développement dans les domaines suivants : agriculture, santé, éducation et recherche historique du village, la communauté d’Agnam Godo (Sénégal) se propose aujourd’hui d’accueillir un projet culturel à vocation internationale sur son territoire. Intitulé provisoirement Mémoire et Avenir, un écomusée peul à Agnam Godo, ce centre de culture se propose de devenir un lieu de rencontre et un repère patrimonial pour les peuls. On estime à 10 millions la population Peul dont plus d'1 500 000 personnes en situation de diaspora partout dans le monde et 8 millions de locuteurs. Les regroupements les plus significatifs se situent en Mauritanie, Sénégal, Guinée, Mali, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Cameroun, Bénin, mais aussi en Côte-d’Ivoire et au Soudan. Les Peuls connaissent une remarquable diversité de contextes politiques, économiques, sociaux. Cette richesse culturelle, cette accumulation d’expériences leur permettent aujourd’hui d’envisager un pôle d’échanges sur un territoire hautement symbolique, celui du franchissement du fleuve Sénégal. Agnam Godo est le plus ancien des villages du Fuuta Tooro. La situation d’Agnam Godo aux marches de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal justifie l’implantation d’une structure valorisant tout à la fois la cohésion et la diversité culturelle des peuls, une structure innovante en matière de développement car intégrant les enjeux de l’Afrique subsaharienne d’aujourd’hui : développement, éducation, services à la population. L’économie touristique, concentrée sur le littoral et quelques pôles d’attractions intérieurs dont les parcs naturels, est encore assez limitée. Ces propositions correspondent à des offres standardisées, Il appartient aux populations de l’intérieur de proposer un autre mode de voyage celui d’une rencontre avec les cultures africaines : celles du passé mais également celles de l’Afrique au présent. Ecomusée, musée, banque culturelle, des modèles existent qui ont fait leurs preuves et choisir la formulation adéquate revient à déterminer toutes les fonctions essentielles attendus du projet : lieu de mémoire, de rencontre, d’expression et de création, d’éducation. Nous proposons ci-après avant d’aborder l’avant-projet de balayer au point de vue international quelques concepts qui peuvent enrichir la réflexion en cours Approche théorique Au plan des institutions internationales : le musée désigne « une institution permanente, sans but lucratif, au service de la société et de son développement, ouverte au public et qui fait des recherches concernant les témoins matériels de l'homme et de son environnement, acquiert ceux-là, les conserve, les communique et notamment les expose à des fins d'études, d'éducation et de délectation ». Les collections d’objets traduisent un rapport au passé privilégiant les traces matérielles laissées par les générations précédentes, les protégent et les rendent parfois essentielles au fonctionnement des sociétés humaines. Elles participent du patrimoine culturel. Le musée est tout d’abord l’instrument de la sauvegarde et de la préservation du patrimoine dans son ensemble. Il en assure l’étude scientifique nécessaire à la compréhension et à la détermination du sens autant qu’à la propriété. En cela, le musée contribue à l’élaboration d’une éthique globale fondée sur des pratiques de conservation, de protection et de diffusion des valeurs du patrimoine culturel. La mission éducative du musée, quelle qu’en soit sa nature, est complémentaire de l’étude scientifique. Le patrimoine muséographique est à la fois un acteur et un instrument de la mise en place du dialogue entre les nations participant d’une volonté commune sur le plan international. Le développement culturel est de nature et de forme très différente selon les contextes historiques et culturels. Ce fut le cas en France en 1971 où le terme " écomusée " a été inventé par Hugues De Varine, alors directeur de l'ICOM (International Council of museums), au cours d'une réunion avec Georges Henri Rivière, ancien directeur et conseiller permanent à l'ICOM. Le modèle de l’écomusée a été utilisé afin de conserver la mémoire des sociétés rurales que l'urbanisation, les mutations techniques et sociales mettaient en péril. L'écomusée avait donc à intervenir sur un espace spécifique, structuré, un territoire dont le mode d'organisation était en bouleversement. Progressivement, ces structures ont gagné le champ de l'environnement social, urbain et industriel. De ce point de vue, les objets de la vie quotidienne mais aussi les paysages, l'architecture, les savoir-faire, les témoignages oraux constituent les sujets d'études, de collectes et de valorisation pour les écomusées au titre de témoins de l'homme, de son milieu, de son travail, de sa famille, de sa communauté. La large place faite aux sciences sociales dans ces établissements d’un nouveau type a contribué à élargir le champ des collections au patrimoine immatériel : musique, collectage de témoignages, savoir-faire. L’écomusée contribue également à préserver des bâtiments et des milieux y compris des usines, des locaux artisanaux, des exploitations agricoles, des vergers… Le patrimoine vivant fait partie du champ de ses compétences. Les interactions entre la culture et la nature y sont exposées. Cette politique contribue dans nombre de cas à la préservation de l’environnement par les connaissances mises à disposition du public de la théorie à la pratique. La muséographie s’est adaptée à cette pensée plus complexe imaginant ainsi des moyens multiples de restitution pour raconter l'histoire d'un territoire : reconstitutions minutieuses d'intérieurs, lectures de paysages, ateliers conservés in situ, démonstrations de savoir-faire…Cette façon d'aborder le patrimoine installe ces repères spatiaux comme à la fois des lieux de dialogue, où s'expriment les différences, et des lieux de confrontation avec le passé où la société appréhende son développement. Ainsi, le concept d’écomusée a été utile, en France, afin de résoudre des questions territoriales liées à un problème démographique celui de la désertification des campagnes. Englobant l’homme et son milieu cette nouvelle approche culturelle a contribué à maintenir, dans l’espace rural puis ensuite dans le tissu industriel désaffecté, des communautés humaines qui ont sauvegardé leurs identités et maintenu des activités économiques et sociales dans des zones bouleversées voir marginalisées par des mutations économiques. L’écomusée au service de la population conserve, anime et transmet le patrimoine culturel avec et pour des publics très étendus et intergénérationnels. Son rôle de centre culturel de proximité ouvre une fenêtre sur le monde tout autant qu’il révèle des réalités culturelles différentes. Il tient un rôle d’agora et d’échanges, il fait le lien entre le passé et le présent. Il contribue à l’économie territoriale sous des formes différentes en réactivant des savoirs faire transférables au monde actuel, en montant des produits touristiques, en commercialisant ses produits ou des produits locaux, en générant des flux et des échanges, en créant des emplois. Fondamentalement associés à l'occident et à son ancienne emprise coloniale, les musées d'Afrique recherchent encore leurs publics mais plus encore leur utilité sociale en dehors de leur attractivité touristique. Le projet " Afrique : musées et patrimoines pour quels publics ? ", soutenu par le programme " Culture 2000 " de l'Union Européenne s'est proposé de mener, avec des partenaires africains et européens, une nouvelle réflexion sur les enjeux futurs des musées africains. Dans ce contexte général de réflexion le séminaire régional sur les banques culturelles du Mali qui a eu lieu à Sévaré, Fombori, Bandiagara en mars 2008 coïncide avec ces préoccupations. Il s’appuie sur un constat valable pour de nombreux pays africains et touchant évidemment les communautés transfrontalières. Le pillage et la vente illicite d’objets culturels ont pour conséquence la perte des témoins matériels et de la culture légués par les générations passées. C’est un problème récurrent et préoccupant sous- tendu et aggravé par la pauvreté à laquelle sont confrontées les populations. Les banques culturelles, structures culturelles locales visent à la conservation et à la protection sur place des objets historiques des communautés ; elles jouent un rôle important dans le développement desdites communautés à travers des activités financières, éducatives et techniques. Cette expérience novatrice répond dans une large mesure à l’esprit du programme « les musées au service du développement » que conduit l’Ecole du Patrimoine Africain - EPA pour la période 2007 - 2010 et dont la finalité est de renforcer le rôle de la culture dans le développement humain et économique de l’Afrique subsaharienne. Les banques culturelles initiées au Mali sont à considérer comme des outils à analyser pour leur reproductibilité dans d’autres contextes en Afrique subsaharienne. Le financement et les partenaires de ce programme donnent l’exemple des croisements de financements et de conseils à réunir afin de mener à bien le projet d’Agnam Godo. - Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP) / Ministère français des Affaires étrangères Les démarches entreprises par les rédacteurs du présent dossier se sont orientées vers la fédération des écomusées et musées de société (FEMS) qui réunit et fédère de nombreux établissements en France qui tous partagent les valeurs du patrimoine associées au développement local sous toutes ses formes : culturelle, sociale et économique. Une autre fédération celle des musées d’agriculture (AFMA) a été approchée étant donnée la proximité des thèmes que le projet d’Agnam Godo aura à traiter. Ces rencontres ont inspiré les remarques suivantes. Le projet est MULTIPLE, il est une tension entre : Passé et présent, ampleur internationale et locale, service à la population et tourisme. Musée, lieu de représentation des cultures peules, centre culturel, centre de ressources documentaires, centre permanent d’éducation des savoir faire ruraux, laboratoire social et économique. Dans un premier temps le concept d’écomusée parait réunir l’ensemble de ces champs même si celui-ci doit trouver sa légitimité dans le terrains des expériences africaines déjà menées. Le dossier technique qui suit échafaude l’articulation des actions à mener à moyen et court terme. Il justifie par ses références historiques et techniques les grands choix auxquels il convient de procéder dans l’immédiat. Dossier technique Village historique et le plus ancien du Fuuta, Agnam Godo a été choisi pour abriter le l’écomusée peul 1. LOCALISATION Le village d’Agnam Godo se situe au nord-ouest du Sénégal, dans la Communauté rurale d’Agnam Civol, à 14 km de la frontière de la Mauritanie, sur la route nationale 2, entre Saint Louis (354 km) et Matam, capitale régionale (67 km), dans la zone sahélienne pastorale et agricole. 2. POPULATION D’AGNAM GODO Le village est peuplé d’environ 1 200 habitants composés de 6 groupes sociaux : - Peuls éleveurs - Torodve (anciens détenteurs du savoir religieux islamique) - Sevve (anciens guerriers) - Wayluve (forgerons) - Jawanve (anciens conseillers des rois) - Maccuve (anciens esclaves). - Les langues de communication orale : Pulaar - Les langues de communication écrite : Pulaar, Française et Arabe Rappelons néanmoins que le bassin de vie d’Agnam représente 25000 habitants. 3. HISTOIRE DU VILLAGE D’AGNAM GODO Agnam Godo est le plus ancien des villages du Fuuta Tooro. Il y a deux Fuuta : Fuuta Tooro qui comprend les deux rives du fleuve Sénégal (Mauritanie et Sénégal) et le Fuuta Jalon qui se trouve en Guinée Konakry. En 2000, les historiens estiment qu’Agnam Godo est vieux de plus de 5 000 ans. Les derniers royaumes peuls[1] dans le Fuuta (Tekuruur) eurent leur capitale à Agnam Godo. Seul le dernier royaume du Fuuta, celui des Toorodve de 1776 à 1881, qui prit fin avec l’arrivée des colons, ne s’implanta pas à Godo mais à Thilogne, à 7 km de Godo. Godo fait partie des quatre villages qui sont souvent à maintenant cités dans les contes du « Fuuta Kiinndi » (Fuuta d’hier) : « Godo et Gede, Tinka et Tiyaabu ». « Pendant que le Farba, administrateurs des peuls était à Godo sous l’influence du royaume de Jaara, le Sall, Laam Tooro avait sa capitale à Guedé ». « La dynastie des Deeniyankoove de Koli Teqella Bâ s’installa à Godo à près la mort de son père Teqella en 1512 dans une bataille qui eut provoqué des vagues migrations des peuls ». On dit dans les villages du Fuuta que les bawzi alamari (tambours d’alamari) des Deeniyankoove sont enterrés à Godo » Le lieu reste un secret familial. L’enterrement de ces instruments sacrés est dû probablement à la défaite des Deeniyankoove contre les Almaami (Toorodve) en 1775. Le village fut appelé d’abord Godo. Agnam est venu après. On raconte qu’une vieille femme du village qui offrait à manger aux passants, prononçait mal « ar ñaam » (vient manger !). Les voyageurs prirent alors l’habitude d’appeler le village « agnam »). 4. POURQUOI UN ECOMUSEE PEUL ET POURQUOI À AGNAM GODO ? L’intention des initiateurs est de restaurer, retracer l’histoire et faire revivre la mémoire des peuls dans l’ancien royaume du Fuuta Kiinndi : - en reconstituant un village traditionnel (habitats traditionnels, qualité et quantité à déterminer) - en constituant un fonds documentaire (archives historiques, ouvrages, films, photos…) - en constituant une collection d’objets traditionnels, objets d’arts (musique, peintures, sculptures…) - en constituant une collection d’archives orales (contes, légendes, mémoires orales…) - en créant un conservatoire de plantes et essences traditionnelles - une place sera réservée à la création contemporaine, des artistes seront sollicités (par exemple le sculpteur Ousmane SOW ) - en créant un espace pédagogique destiné au jeune public - en s’équipant d’un gîte pour l’accueil des intervenants et des visiteurs. L’écomusée sera à la fois un lieu d’exposition, de production artistique, de rencontres et colloques, d’animation pédagogique notamment en direction des enfants. Réaliser un écomusée à Agnam Godo c’est réhabiliter l’histoire des peuls. Le village réunit tous les atouts pour abriter ce patrimoine culturel des peuls, voir de tous les Africains de l’ancien Royaume Tekuruur. Ce dernier engloba l’actuel territoire du Fuuta Tooro. Car le village d’Agnam Godo fut habité avant les peuls par des Sérères, Mandins et Soninkés. Agnam Godo, outre son rôle historique, est situé au cœur du Fuuta Tooro, dans la Communauté rurale d’Agnam Civol, chef-lieu du Bossoya. Le Bossoya (sous-préfecture d’Agnam Civol depuis 1996) est au cœur des 5 anciens cantons du Fuuta : Laaw et Tooro à l’Est et Ngenaar et Damga à l’Ouest. 5. MOYENS HUMAINS, MATÉRIELS ET TECHNIQUES À RECHERCHER 5.1 Moyens humains : TPI (Tabital Pulaaku International) maître d’ouvrage et TPE, (Tabital Pulaaku Europe) maître d’oeuvre du projet ont la capacité de mobiliser des ressources humaines importantes pour le projet. Il est envisagé de constituer des groupes de travail dans lesquels il y aura des personnes ressources dans les différents domaines : - Historiens, conservateurs de musées, ethnologues, géographes, conteurs, cinéastes, archéologues, artistes sculpteurs, architectes…. - Des comités de soutien au projet vont être créés dans des villages des peuls et partout où il y a des volontaires - Un appui au projet va être recherché auprès des organisations et institutions nationales internationales qui oeuvrent pour la préservation et le développement de l’histoire universelle. 5.2 Moyens matériels : Un terrains de plusieurs hectares sis à Agnam Godo a été attribué par le village. Le Conseil rural d’Agnam a voté la délibération du terrain pour le projet du Musée. Le lieu est près de la route nationale 2 reliant Saint-Louis Matam. Il y a l’eau et l’électricité. 5.3 Moyens techniques : Les matériaux locaux (terre stabilisée) seront utilisés pour la construction. La main d’œuvre villageoise sera sollicitée pour contribuer à cette réalisation. Des architectes nationaux et internationaux sont à rechercher. Cette construction sera l’occasion de stages destinés à encourager une auto-construction respectueuse de l’environnement. 6 . PÉRENNISATION DE LA REALISATION Les moyens à mettre en place pour pérenniser cette réalisation seront : - De mettre en place un Conseil d’Administration élu par le TPI pour un mandat déterminé et renouvelable ; - D’embaucher un Conservateur, historien reconnu de la culture peule et de l’Afrique en général. Ce conservateur sera chargé de constituer les collections. Il aura la responsabilité de la promotion du musée. - D’embaucher un gestionnaire du musée, responsable de la maintenance et la programmation pédagogique - De créer des activités culturelles génératrices des revenus, par exemple : organisation des visites du musée, offre de stages, offre de séjours, formation de troupes artistiques, organisation de manifestations culturelles et sportives, fabrication d’objets artisanaux… 7. DURÉE DE RÉALISATION DU PROJET La durée prévue pour réaliser l’écomusée Peul À AGNAM GODO et l’équiper en personnel et matériels nécessaire, est estimée à 6 ans : - 2008 : faire approuver le projet par Tabital Pulaaku International de Bamako Chercher des partenaires dans les différentes spécialités (citées dans le paragraphe 6.1,) les associer au projet et constituer des groupes des travail ; Au Sénégal, rencontrer les villageois d’Agnam Godo et les villages voisins en vue de former des comités de soutien au projet. À Dakar, rencontrer des historiers et des universitaires, ainsi que des artistes et artisans renommés, notamment Ousmane SOW pour les impliquer dans le projet. Aller au Mali et pour rencontrer la direction de TPI et au Burkina Faso pour visiter le musée de la Bendrologie à Manéga et si possible, rencontrer le fondateur du musée, Me Titnga Frédéric PACERE - 2009 : embaucher un chargé (e) de mission du projet qui complétera les études techniques et financières, continuera à rechercher de nouveaux partenaires et coordonnera la collecte. - 2010 : commencer à concrétiser le projet en posant la 1e pierre du musée tout en continuant à collecter les objets, les récits oraux et écrits et en produisant une carte géographique de localité des peuls. - 2011 : poursuivre les travaux, embaucher un directeur et commencer à former des groupes artistiques - 2012 : finir les travaux nécessaires pour envisager l’ouverture de l’écomusée. Préparer un document statutaire et réglementaire pour la gestion future de l’écomusée, qui sera approuvé par une Assemblée Générale de TPI lors de l’inauguration de l’ouvrage prévue en 2013. Préparer l’inauguration. - 2013 : inaugurer l’écomusée; tenir une AG de TPI à Agnam Godo qui validera le texte statutaire et réglementaire préparé pour la gestion de l’écomusée et de ses activités. 8. COÛT PRÉVISIONNEL DU PROJET
Bibliographie Afrique : musées et patrimoines pour quels publics ? Anne-Marie Bouttiaux , Collectif Broché Paru le : 28/01/2008, Editeur : Karthala ISBN : 978-2-84586-950-9 EAN : 9782845869509 Cécile Pouget, Diallo, Youssouf & Schlee, Günther (dir.). – L’ethnicité peule dans des contextes nouveaux. La dynamique des frontières. Paris, Karthala, 2000, 255 p., Cahiers d'études africaines, 166, 2002 Comment gérer un musée : Manuel pratique, PUBLICATION : UNESCO 7 , place de Fontenoy 75352 Paris 07 SP, Réalisation et coordination éditoriale : Patrick J. Boylan, Coordination pour le Secrétariat de l’ICOM : Jennifer Thévenot Statut du Code de déontologie pour les musées, ICOM [1] Dia Oogo de 850 à 1001, Manna de 1001 à 1300, Tondion de 1300 à 1400, Lam Termes de 1400 à 1450, Laam Taaga de 1450 à 1500 et Deeniyankoove de 15001 à 1775 Tabital Pulaaku Winndere Catal Orop Aañam, ñande 6 colte 2009 ARP – TPS Dakar Senegaal Saalif Sammba Sal Muujibu : ñaagaade TPS nde wonata tergal ngam eɓɓo Resordu pine e tawaaɗi Fulɓe winndere nde to Aañam Godo (Musée peul International). Musidɓe tedduɓe, Ngam won’de mi kalfinaaɗo eɓɓo Resordu pine e tawaaɗi fulɓe winndere nde e caggal de TPE ñande 10 – 10 – 2008 to Lisbonne e TPW ñande 8 e 9 – 11 2008 to Bamako njaɓii eɓɓo ngo, miɗo ɗaɓɓa nde TPS wonata tammbingal eɓɓo ngo he Senegaal e Afrik. Mbele ina wooda he Afrik baawɗo jokkondirde e kala fotɓe yiyeede hono no winndiraa eɓɓo ngo he hello 10 (Reconstituer des groupes de travail dans les lesquels il y aura des personnes ressources dans les différents domaines ) : - Historiens, conservateurs de musées, ethnologues, géographes, conteurs, cinéastes, architectes, archéologues, artistes sculpteurs…. ; - Création des comités de soutien au projet dans des villages des peuls et partout où il y a des volontaires ; - Recherche d’un appui au projet auprès de tous les peuls et amis des peuls et auprès des organismes et institutions nationaux et internationaux qui oeuvrent pour la préservation et le développement de l’histoire universelle ; - Proposition d’un plan architectural du Musée, (tous les peuls doivent s’y retrouver). He yaakaare am, mbele ndee faandaare yettoo, alaa he sago daraniiɓe fulɓe to Senegaal he innde TPS njogoo golle ɗe. Ndeen noon, so ndee feere jaɓaama alaa he sago TPS wona tergal lomto ciinowal eɓɓo ngo (maître d’œuvre délégué).TPS etoo waɗde golle potɗe waɗeede he Senegaal ; TPE heddoo won’de tergal ciinowal (maître œuɓre) teeŋti to baŋnge ɗaɓɓugol ngalu e toŋtooɓe haralleeɓe ; TPW wona jeyɗo gollal ngal (maître ouvrage), no winndiraa eɓɓo ngo nii. He ɗaminaade nde TPS jaɓata ngal gollal, miɗo hoofnoo dental ngal fof. Yoo Geno ɓamtu leñol ngol, ɓamta daraniiɓe ngol. Sammba Tuure Kalfinaaɗo eɓɓo Resordu pine e tawaaɗi fulɓe to Aañam Godo Sammba Tuure 19,rue Pierre et marie Curie 45000 Orléans France Tel – fax : 00 332 38 91 09 01 E-mail : toure.samba@neuf.fr Vendredi 13 Mars 2009
ba amadou
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